Confinement : comment gérer l’anxiété ?

Confinement : des clefs pour diminuer l’anxiété

Lorsque nous nous sommes retrouvés confinés chez nous, notre bien-être physique et psychique a été mené à rude épreuve. Nous pouvons ressentir deux sentiments désagréables que sont l’ennui et l’isolement, amis chers à l’anxiété, car ils vident toutes stimulations de notre quotidien.  Cet enfermement, s’il est prolongé, peut être porte ouverte à la colère, à la dépression, aux comportements d’évitement et même au stress post-traumatique. L’anxiété pourrait se comparer à un liquide qui remplirait une bouteille en prenant tout l’espace que nous allons lui laisser. 

Alors comment générer des émotions positives au milieu de cet enfermement ?

 7 pistes :
  • Limiter les informations Pour ne pas être noyé sous le flot de toutes les informations concernant le Coronavirus, choisir une source d’information fiable, s’y tenir et limiter le temps d’écoute par exemple une fois par jour.
  • Effectuer des activités concrètes pour s’occuper, cuisine, bricolage, nettoyage, jardinage, rangement etc sans oublier les activités altruistes qui augmentent notre sentiment de bien-être, appels vers les proches, courriers, services aux personnes nécessiteuses dans les limites autorisées et avec le respect des gestes barrières…
  • Respecter notre rythme de vie, état de veille/sommeil, permet de réguler notre alimentation et nos émotions positives. Une bonne manière de respecter sainement notre rythme serait de poser des limites dans notre consommation en nous alimentant avec des plats sains préparés par nous-même (puisque nous avons le temps) en nous accordant un ou deux repas festifs dans la semaine ainsi qu’un verre de vin un jour sur deux par exemple tout en veillant à ne pas nous coucher à des heures très tardives.
  • Garder un maximum de relations sociales, même confinés, est possible à travers le téléphone, les mails, les médias en visio. Tout autant que de profiter de la famille, conjoint, enfants, qui partagent notre quotidien sans oublier ceux qui sont seuls et dont nous pouvons prendre régulièrement des nouvelles.
  • Nous faire confiance quant à nos forces de caractère. Le père de la psychologie positive, Martin Seligman, face à une épreuve, nous propose de nous reconnecter à nous même pour faire confiance à nos forces de caractère. Un test «L’inventaire des forces de caractère ou valeurs en action » nous permet de retenir par exemple, nos cinq forces principales et de mettre en place ensuite des activités en lien avec ces forces. Si l’une de nos forces est par exemple, d’apprendre, de transmettre de découvrir, nous pourrions nous inscrire à des cours (en ligne), rejoindre des groupes sur les réseaux sociaux, organiser un webinaire… Il peut aussi être intéressant que le partenaire passe ce test pour en discuter ensuite ensemble afin de renforcer les liens entre eux mais aussi de donner du sens aux quiproquos éventuels du couple.
  • Ecrire une lettre de gratitude : Par manque de temps dans la vie quotidienne, nous oublions souvent de remercier ceux qui comptent vraiment pour nous, et de leur dire toute notre reconnaissance pour ce qu’ils représentent pour nous, pour ce qu’ils ont fait ou font pour nous. Cette gratitude procure un bien-être immédiat et durable à chacun.
  • Gérer l’anxiété des enfants. Leur parler  doit passer avant même de prévoir des occupations. En effet,  échanger avec eux est essentiel et cela passe par leur dire la vérité le plus simplement et calmement possible pour les rassurer et leur permettre de trouver du sens face à cette situation afin qu’ils gardent confiance et soient moins stressés.

Pour en savoir plus : L’expérience d’une vie zen et apaisée d’un moine bouddhiste, Thich Nhat Hanh, à qui le confinement n’est pas étranger….