Des pistes pour sortir de la dépression

Vaincre la dépression, les solutions pour nous aider :

 

1 – Des pistes pour sortir de l’engrenage des pensées toxiques

Nous laisser enfermer dans des systèmes de pensées toxiques répétitives augmentent notre niveau d’anxiété et nous exposent à des risques de troubles dépressifs. En effet, pour nous sentir mieux et nous libérer des croyances limitantes et des ruminations mentales, qui ne sont que de pures représentations de l’esprit, quelques pistes à explorer dans notre quotidien sont proposées :

  • Identifier  nos pensées toxiques : En les reconnaissant, nous allons pouvoir agir sur ces pensées par l’action de notre raison située au niveau de notre cortex préfrontal.
  • Déculpabiliser de toutes ces pensées toxiques commence par en prendre conscience. Avoir des préoccupations diverses est la règle et non l’exception. Il est inutile de nous trouver nul ou anormal pour autant. Puis nous pouvons essayer l’exercice du Recadrage positif afin de changer notre perception.
  • Méditer régulièrement aide le mental pour reprendre le contrôle de nos ruminations et les mettre à distance. La méditation de pleine conscience permet d’accepter nos pensées et émotions sans porter de jugement ni nous laisser envahir par elles. Nous pouvons essayer l’exercice de Surfer sur ses pensées.
  • Favoriser une plus grande bienveillance envers soi-même en acceptant qui nous sommes avec nos qualités et nos défauts. Pour apprendre à nous valoriser, nous pouvons pratiquer l’exercice L’art de l’auto-louange.
  • Montrer du discernement pour sortir de nos schémas de pensées dysfonctionnels qui nous enferment dans un cercle vicieux stérile. Les ruminations nous enferment dans des regrets, ressentiments ou reproches envers nous-même ou notre entourage et nous empêchent de voir ce qui est bon pour nous et de concentrer nos pensées sur la recherche de solutions positives, constructives et mieux adaptées à la réalité.
Erwan Deveze, consultant en neurosciences, auteur de 24 h dans votre cerveau (éditions Larousse) : www.neurosciences.fr

 

2 – Une stimulation cérébrale électrique dans le cerveau 

A San Francisco, les chercheurs de l’université de Californie sont à l’origine d’une étude qui montre une amélioration de l’humeur des personnes souffrant de dépression lors de la stimulation électrique du cerveau et plus précisément de la zone du cortex orbitofrontal.Des impulsions électriques d’intensité modérée sont administrées aux patients souffrant de dépression pendant que ces derniers évaluent leur humeur. La stimulation de la région latérale du cortex orbitofrontal a entraîné une amélioration notable de l’humeur des personnes dépressives ainsi que des améliorations dans le langage corporel de ces derniers : Sourires, communication plus naturelle et fluide, moins d’anxiété, plus de calme…Si cette étude montre qu’une stimulation cérébrale contribue à normaliser les circuits neuronaux, elle n’établit pas la durabilité de l’amélioration de l’humeur qui reste à confirmer. D’autre part, la recherche précise aussi que les effets de l’amélioration de l’humeur n’ont lieu que sur des personnes présentant des troubles de l’humeur et n’ont aucun effet sur l’humeur de personnes qui ne sont pas dépressives.
 
 

3 -  Un bain chaud

Une autre recherche réalisée par des chercheurs suisses de l’Université de Fribourg pour soigner la dépression, a mis en avant les bienfaits des thermes à des fins thérapeutiques. Trente six patients ont participé à cette étude. La moitié ont pris un bain chaud (40°) durant vingt minutes et à raison de deux fois par semaine. L’autre moitié a bénéficié d’un traitement placebo deux fois par semaine également. Au bout de huit semaines, le premier groupe, qui a bénéficié des bains, a montré une réduction des symptômes dépressifs, rendant la dépression d’une intensité moindre que celle du second groupe.
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Les conclusions de cette étude attire l’attention sur plusieurs points. Tout d’abord, le sommeil est souvent perturbé chez les personnes souffrant de dépression qui dorment moins et/ou moins bien. Un bain chaud augmente la température du corps qui elle-même favorise en conséquence le sommeil. D’autre part, chez les personnes dépressives, le rythme circadien est largement perturbé. Le bain chaud permettrait de réajuster ce dernier. Enfin, les chercheurs ont mis en évidence un lien de causalité entre la sécrétion de sérotonine, neurotransmetteur dont le rôle est important dans la dépression,  et la température de la peau. Ce traitement simple qui consiste à prendre des bains chauds,  pourrait s’ajouter aux autres traitements afin d’améliorer la prise en charge de l’état dépressif.
 

4 – Une plante psychotrope : l’ayahuasca

Sur les 300 millions de personnes qui souffrent de dépression dans le monde, 30 % d’entre elles n’obtiennent pas d’aide face à la prise d’anti-dépresseurs. Fatigue, angoisse, faible estime de soi, idées suicidaires ne sont pas stoppées ni même diminuées.

Une nouvelle étude parue le 15 juin 2018 et menée par l’Université de Rio au Brésil indique une potentielle capacité de l’ayahuasca remplacer les antidépresseurs pour soulager les dépressions sévères. Selon les chercheurs, ce végétal pourrait avoir un effet positif sur les dépressions résistant aux antidépresseurs. Les lianes de cette plante contiennent une molécule psychoactive DMT (diméthyltryptamine). Dans le cadre de cette étude, 29 patients atteints de dépression et ne répondant pas aux traitements d’antidépresseurs, ont reçu un breuvage d’ayahuasca. Les effets de ce breuvage, à savoir vomissements et nausées, durent environ quatre heures. Les chercheurs ont pu observer une diminution de l’anxiété et une amélioration de l’humeur chez ces personnes au bout d’une journée. Soixante quatre pour cent des patients ayant absorbé le breuvage continuaient de se sentir mieux une semaine plus tard.

Cependant, cette étude qui rejoint d’autres recherches menées en 2015, demande des tests plus avancés avant de pouvoir confirmer les effets bénéfiques de l’ayahuasca sur la dépression.

 

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